7 bonnes raisons d’aller au Salon du Bourget 2013

Boeing 787
Boeing 787
Boeing 787
Boeing 787

Allez hop, encore un billet sur l’aéronautique ! Vous allez bientôt me dire que je devrais rebaptiser mon blog « Ciel Ouvert », bande de mauvaises langues ! Rassurez-vous, l’automobile reprendra très vite ses droits ici, mais impossible pour le passionné que je suis de passer à côté d’un événement comme le Salon du Bourget. D’autant que cette 50e édition est un vrai bon cru, avec moult nouveautés, démonstrations aériennes spectaculaires et vieilles gloires des airs. Bref, que du bon ! Vous hésitez encore ? Alors voici 7 (excellentes) raisons de ne pas rater le Salon du Bourget 2013 !

Raison n°1 : fêter les 60 ans de la Patrouille de France

Et oui, 60 ans déjà que la PAF (Patrouille Acrobatique de France, la dénomination officielle) sillonne les ciels du monde entier, fascinant des générations de passionnés et d’amateurs d’exploits aériens. Un anniversaire déjà célébré le 2 juin dernier sur la base de Salon-de-Provence, mais pas question pour la Patrouille de rater un événement aussi important que le Bourget : du coup, l’escadrille a prévu des programmes de démonstration complets (mais tenus jalousement secrets !) samedi 22 et dimanche 23 juin. Personnellement, j’ai pu les voir lundi, en ouverture du salon, escortant le nouvel Airbus A400M. Avouez que ça en jette :

L'Airbus A400M en bonne compagnie.
L’Airbus A400M en bonne compagnie.

Sachez enfin qu’à l’occasion des 60 ans de la PAF sort un DVD tout simplement baptisé Patrouille de France – le film. Un DVD que je me suis empressé d’acheter (il est déjà en vente dans les boutiques du Salon) et de regarder. Ma micro-critique : des images sublimes et un intéressant voyage dans les coulisses de la patrouille Athos, mais une musique lancinante et quelques longueurs. Reste que cela fait un cadeau de Noël/anniversaire/fête/mariage/bar-mitsvah/divorce idéal pour tout(e) passionné(e) qui se respecte !

Patrouille de France - le film (© www.patrouilledefrancelefilm.com)
Patrouille de France – le film (© www.patrouilledefrancelefilm.com)

Raison n°2 : rêver avec les 50 ans du Dassault Falcon

Que celui qui n’a jamais fantasmé d’avoir un jet privé dans son garage me jette la première pierre : impossible de ne pas s’imaginer aux commandes ou passager d’un bel oiseau comme le Falcon 7X, fleuron de Dassault Aviation ! En 50 ans d’existence de la gamme, plus de 2 250 Falcon ont été vendus, un vrai beau succès français (cocorico !).

Dassault Falcon 7X
Dassault Falcon 7X

L’histoire des Falcon a la beauté d’un conte. Le 21 mai 1927, Charles Lindbergh pose son Spirit of Saint-Louis sur le tarmac de l’aéroport du Bourget. Dans la foule, un certain Marcel Bloch, ingénieur dans l’aviation, 35 ans à l’époque. Presque 4 décennies plus tard, Charles Lindbergh et Marcel Bloch – devenu entre temps Marcel Dassault – se croisent à nouveau. L’Américain a été chargé par Juan Trippe, le fondateur de la Pan Am, de trouver un jet d’affaires qui lui permettrait de lancer l’activité Pan Am Business Jets. Lorsqu’il découvre le prototype Dassault Mystère 20, Lindbergh est séduit, et envoie à Trippe un télégramme : « I have found the bird ». La Pan Am commandera 120 Mystère 20, rebaptisé Falcon 20 (en référence à la Ford Falcon, Juan Trippe étant alors un bon ami du regretté Edsel Ford !), lançant définitivement Dassault dans l’aventure du jet d’affaires. Le prototype du Dassault Mystère 20 présenté à Lindbergh existe toujours : il a même été restauré par le Musée de l’Air et de l’Espace !

Le prototype restauré du Dassault Mystère 20 (© Musée de l'Air et de l'Espace/Alexandre Fernandes)
Le prototype restauré du Dassault Mystère 20 (© Musée de l’Air et de l’Espace/Alexandre Fernandes)

Raison n°3 : assister au retour de Boeing et admirer les derniers joujoux d’Airbus

Cela faisait un bail que Boeing boudait les démonstrations aériennes du Bourget pour d’obscures raisons politico-économiques. Mais le cru 2013 du salon marque le retour en beauté de l’avionneur américain, qui y présente en vol son dernier-né, le 787 ! Il faut dire que le géant d’Everett a la pression, coincé entre les problèmes de batteries de son avion et l’impeccable prestation de l’Airbus A350 XWB lors de son vol inaugural, vendredi dernier. Un A350 qui pourrait même faire un petit coucou aux visiteurs du Bourget, si son programme d’essais en vol avance comme prévu !

Le Boeing 787 (ces ailes !)
Le Boeing 787 (ces ailes !)

En tous cas, même si l’A350 ne fait pas le détour par le Salon, les fans d’Airbus pourront quand même se mettre sous la dent l’avion de transport militaire A400M – première apparition en vol au Bourget – et revoir avec plaisir et émotion la belle démonstration du géant des airs, l’A380.

Photo de famille : l'A380 en pleine démonstration, et un A320 en approche pour Roissy.
Photo de famille : l’A380 en pleine démonstration, et un A320 en approche pour Roissy.

Raison n°4 : découvrir l’avenir de l’aviation

On parle beaucoup des voitures hybrides et électriques… et bien figurez-vous que dans l’aviation aussi, l’hybridation et l’électrique sont à la mode ! EADS présente ainsi des prototypes d’appareils de tourisme « écolos » : l’un est hybride série (un moteur rotatif est associé à un moteur électrique et à des batteries logées dans les ailes), l’autre est un avion d’entraînement 100% électrique doté de 45 minutes à 1 heure d’autonomie en vol.

À gauche, un avion hybride. À droite, un avion électrique !
À gauche, un avion hybride. À droite, un avion électrique !

Enfin, Safran et Honeywell présentent de leur côté le Electric Green Taxiing System (EGTS). Le principe : plutôt que d’utiliser les gourmands réacteurs pour propulser l’avion au sol, pourquoi ne pas installer des moteurs électriques dans les trains d’atterrissage ? Selon ses promoteurs, l’EGTS permettrait aux compagnies d’économiser 600 kg de carburant par jour sur chaque court ou moyen-courrier équipé !

L'EGTS de Safran/Honeywell
L’EGTS de Safran/Honeywell

Raison n°5 : admirer d’impressionnantes démonstrations aériennes

Comme à chaque édition, les avions de chasse assurent le grand spectacle au Bourget : le Rafale, bien sûr, mais surtout le Sukhoi Su-35, qui semble tout simplement défier les lois de la gravité ! Du grand spectacle à donner le frisson.

Sukhoi Su-35
Sukhoi Su-35

Du côté de la voltige pure, on admirera également la prestation de Catherine Maunoury, double championne du monde de la discipline (en 1988 et 2000), aux commandes d’un Extra 300. Rappelons que la célèbre pilote dirige désormais le Musée de l’Air et de l’Espace !

Catherine Maunoury en Extra 300.
Catherine Maunoury en Extra 300.

Raison n°6 : voir ou revoir les vieilles gloires de l’aviation

Le Salon du Bourget est toujours un délicieux mélange de modernité absolue et de nostalgie. Aux côtés des dernières machines volantes en matériaux composites, on trouve ainsi de bons vieux zingues à l’ancienne. Lockheed P-38 Lightning, Super Constellation, Fouga Magister : tous ont fait le déplacement au Bourget, et pas que pour faire les beaux sur le tarmac ! Et si vous n’avez jamais vu un Constellation prendre les airs, ne ratez pas l’occasion : voir voler celui que je considère comme le plus bel avion de ligne de tous les temps (à égalité avec le Concorde, quand même 😉 ), c’est magique !

Des vieilleries : Lightning P-38, Fouga Magister, Super Constellation...
Des vieilleries : Lightning P-38, Fouga Magister, Super Constellation…

Raison n°7 : voir (quelques) autos !

Si les 6 premières raisons ne vous suffisent pas, alors peut-être que celle-ci achèvera de vous convaincre ! Aviation et automobile sont étroitement liés, les échanges étant nombreux, que ce soit sur le plan technologique (freins antiblocage, matériaux composites, GPS, moteurs à plat…) ou esthétique (la vogue des ailerons sur les voitures américaines des années 50). Et rares sont les amateurs d’aviation à rester impassibles devant une belle auto (et vice-versa !). Du coup, on croise quelques autos au détour du salon, et je ne résiste pas au plaisir de terminer là-dessus. Bonne visite !

Une Porsche 911 chez Cirrus, et une DeLorean "Retour vers le Futur" chez ATR !
Une Porsche 911 chez Cirrus, et une DeLorean « Retour vers le Futur » chez ATR !
A propos Vincent Desmonts 88 Articles
Je suis journaliste automobile depuis plus de quinze ans, et collabore actuellement avec Auto Plus, Motorlegend.com, l'Auto-Journal, Sport Auto Classiques...

2 Commentaires

  1. Salut Vincent,

    Le Pb de l’EGTS, c’est que la quantité d’énergie nécessaire pour faire rouler le bouzin est telle qu’il faut, soit utiliser l’APU (qui fonctionne au kérozène et qui génère électricité de bord lorsque les moteurs sont off), soit utiliser des batteries qui elles sont très (très) lourdes et qui sont rechargées par les moteurs en vol et qui plus est, sont des « masses mortes en vol »….donc du poids supplémentaire à transporter et qui consomme donc du pétrole….bref, ce projet risque bien de s’éteindre rapidement, avant même d’entrer en service. La solution bien plus probable : des chariots automatiques (électriques) qui viennent chercher ou apportent les avions en bout de piste.

    • Salut Patrick ! J’imagine que l’APU consomme tout de même moins de kérosène que le réacteur ? Accessoirement, je crois que l’idée derrière tout ça est aussi de simplifier le boulot des aéroports 😉

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