Cinéma : « Cars 2 », ma critique

Cars 2
Cars 2
L'affiche de Cars 2
L’affiche de Cars 2

À moins d’avoir passé les 6 derniers mois enfermé dans un igloo au Pôle Nord, ravitaillé par les ours blancs, vous savez forcément que Cars 2 sort aujourd’hui dans au cinéma. Après le succès amplement mérité du premier épisode, ce second opus met les bouchées doubles : gros budget, casting de stars et aventures autour du monde. La maîtrise technologique des studios Pixar impose une fois de plus le respect. Mais la magie du précédent film est-elle encore là ? Pas vraiment. Voici ma critique.

Je reprends ici la critique que j’ai publiée voici une quinzaine de jours sur mon autre blog, dédié celui-là à la légendaire Route 66.

Sorti en juin 2006, le film Cars avait rencontré un grand succès auprès de tous les publics, jeunes et moins jeunes. En inventant un « monde de voitures », le réalisateur John Lasseter et les équipes des studios Pixar avaient fait preuve d’une incroyable imagination créatrice. Quant à l’histoire, elle était rythmée et savamment orchestrée, entre séquences nostalgiques à Radiator Springs et impressionnantes scènes de courses automobiles.

Le succès de ce premier opus a donc poussé Pixar et Disney à lui donner une suite, un honneur jusqu’alors réservé au seul Toy Story. Pour ce deuxième volet des aventures de Flash McQueen et Martin, les studios ont mis le paquet : le budget de production est passé de 120 à 200 millions de dollars ! La « render farm« , batterie d’ordinateurs chargés de calculer les images du film, est quasiment trois fois plus puissante que celle ayant élaboré Toy Story 3. Enfin, le film a été réalisé intégralement en 3D relief.

Cars 2
Cars 2

Le spectateur abasourdi ne risque pas de passer à côté de cette débauche de moyens. Les animations sont plus belles que jamais, le souci du détail dans les arrière-plans est poussé à l’extrême, la mise en lumière est magnifique.

Dans Cars 2, Flash McQueen et Martin quittent très (trop ?) vite Radiator Springs : instinct de compétition oblige, Flash s’engage dans le « World Grand Prix », grande compétition internationale rassemblant des bolides de tous pays, dont le fantasque italien Francesco Bernoulli, le français Raoul ÇaRoule, « la plus grande voiture de rallye du monde » (les fans auront reconnu Sébastien Loeb) ainsi que Lewis Hamilton en personne.

Cars 2
Cars 2

Mais Flash et Martin se retrouvent rapidement embringués dans une rocambolesque affaire d’espionnage, qui les mènera aux quatre coins du globe, dans des décors somptueux (Japon, Italie, France, Royaume-Uni), afin de déjouer un complot ourdi par un gang de tacots aigris.

Passé l’ébahissement devant la technique des studios Pixar (qui semblent repousser à chaque fois les limites du possible), on ne retrouve hélas pas la magie du premier Cars. L’histoire inutilement alambiquée et les trop nombreux personnages risquent d’égarer le jeune public, l’humour manque parfois de finesse et les instants d’émotion du précédent film ont disparu, même si les auteurs s’attardent quelques instants sur la disparition du Doc Hudson, personnage doublé dans la VO par le regretté Paul Newman. Quant à la morale de l’histoire (en gros : « l’amitié c’est le plus important » et « aimez-vous les uns les autres »), soyons clairs, elle est franchement culcul.

Cars 2
Cars 2

Sorti aux États-Unis le 24 juin, le film n’y a battu aucun record. Si l’on en croit la Wikipedia, Cars 2 est même le Pixar ayant reçu la plus mauvaise critique ! Il faut dire que les studios d’Emeryville nous ont habitués à un tel niveau d’excellence que l’on ne peut qu’être déçu. Car au final, Cars 2 n’est pas un mauvais film, mais juste un mauvais Pixar.

A propos Vincent Desmonts 88 Articles

Je suis journaliste automobile depuis plus de quinze ans, et collabore actuellement avec Auto Plus, Motorlegend.com, l’Auto-Journal, Sport Auto Classiques…

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