Farnborough : pèlerinage au plus grand salon aéronautique britannique

Farnborough Airshow 2018
Farnborough Airshow 2018

Le salon du Bourget, c’est bien (j’ai d’ailleurs déjà écrit sur ce blog des compte-rendus de deux éditions !). Mais les meetings aériens étrangers, c’est bien aussi. Cela faisait pas mal de temps que je caressais l’idée de visiter le Farnborough Airshow, l’équivalent britannique de notre salon du Bourget. L’occasion s’est présentée cette année ! Récit d’un salon qui mêle le bon… et le moins bon.

Une année sans salon du Bourget, c’est un peu comme un repas sans fromage : il manque un truc ! 2018, année impaire, est donc une année « sans ». Heureusement, en alternance avec notre beau salon, se tient celui de Farnborough. Connaissant la passion de nos amis britanniques pour tout ce qui vole, je m’étais dit qu’une visite s’imposerait tôt ou tard. Par la grâce d’un routing aérien sur mesure lors de nos vacances d’été (un vrai voyage #avgeek qui mériterait presque un flight report : A340-300 Air Tahiti Nui, B787 Norwegian et A320neo Easyjet !), nous avons fait escale à Londres à notre retour du pays de l’Oncle Sam. Depuis Gatwick, Farnborough est à une heure de train, à laquelle il faut ajouter quelques minutes dans une navette (gratuite) qui vous dépose aux portes du salon.

Farnborough Airshow 2018
Farnborough Airshow 2018

C’était une visite rapide, après un long voyage. Nous avons donc volontairement zappé les halls d’exposition pour nous concentrer à la partie la plus intéressante (du moins à mes yeux !) : le statique et les présentations en vol. Grande-Bretagne et « relation spéciale » oblige, l’US Air Force a sorti le grand jeu. On est loin des trois ou quatre aéronefs exposés au Bourget ! Boeing C-17 Globemaster, Hercules C-130, Chinook, Apache et j’en passe : le statique était plein à craquer de légendes volantes de l’USAF, entourées de GIs prêts à répondre à toutes les questions des visiteurs. De l’autre côté, on trouvait quelques warbirds et autres vieilles machines volantes. Prometteur pour les présentations !

Farnborough Airshow 2018
Farnborough Airshow 2018

Il faut reconnaître une chose à nos voisins britanniques : ils ont le chic pour accueillir dignement le grand public lors de ce genre d’événement. À Farnborough, pas besoin de payer un supplément ou d’être un VIP pour être bien installé. Le public peut vraiment se placer au bord de la piste. Je n’ai jamais eu une telle proximité avec des gros avions de ligne, comme l’Airbus A350-1000. Les organisateurs mettent même suffisamment de chaises à disposition pour que l’on puisse s’asseoir ailleurs que sur l’herbe sèche. Enfin, moult food trucks permettent de se rassasier et de se désaltérer, à des prix qui n’ont rien d’indécent.

Farnborough Airshow 2018
Farnborough Airshow 2018

En revanche, côté présentations en vol, c’est une demi déception. Pas pour les aéronefs en eux-mêmes : il y en avait vraiment pour tous les goûts, des avions de chasse (même un Harrier !), des avions de ligne, des hélicoptères, des appareils de tous âges (triplan Fokker, Stearman), des wingwalkers (ces filles sont folles à lier !!)… J’ai plutôt regretté le manque de rythme de ces présentations, qui s’étalent sur tout l’après-midi, avec moult temps morts. Le commentaire manque également de pêche, et fait regretter que Bernard Chabbert n’ait pas son équivalent britannique. Quant aux Red Arrows, l’équipe de présentation de la Royal Air Force, elle s’est contentée du strict minimum, avec trois passages en V. Sachant que la RAF fêtait son centenaire cette année, j’espérais beaucoup mieux !

Farnborough Airshow 2018
Farnborough Airshow 2018

Vous l’aurez compris, je ne pense pas retourner à Farnborough de sitôt. En revanche, je n’exclus pas d’aller à d’autres meetings en Grande-Bretagne, car je garde notamment un excellent souvenir du Scotland’s National Airshow à East Fortune, près d’Edinbourg (où j’avais même pu admirer en vol le fameux Vulcan XH558 !). En attendant, le week-end prochain, j’irai moins loin : je serai au Air Legend à Melun !

A propos Vincent Desmonts 93 Articles
Je suis journaliste automobile depuis plus de quinze ans, et collabore actuellement avec Auto Plus, Motorlegend.com, l'Auto-Journal, Sport Auto Classiques...

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