
C’était il y a huit ans, autant dire une éternité pour nos hommes politiques à la vue basse. En cette lointaine époque, donc, Nicolas Sarkozy n’était encore que Ministre de l’intérieur. Le 27 octobre 2003, le premier flic de France se rend sur le bord de la Nationale 20, en banlieue parisienne, pour inaugurer la nouvelle arme absolue en matière de sécurité routière : le tout premier radar automatique ! Sarkozy est alors formel : « Ce n’est pas un piège. L’objectif n’est pas de piéger les usagers. (…) Il s’agit bien d’un dispositif de sécurité routière. » Las ! Aujourd’hui, c’est un virage à 180 degrés qu’opère le pouvoir : adieu les panneaux signalant les radars fixes ! Au passage, les avertisseurs de radars, « incitation à enfreindre les règles », sont également bannis. François Fillon a sifflé hier la fin de la récréation et a profité du dernier Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) pour redonner un tour de vis ! Mais au fait, nos routes vont-elles devenir plus sûres pour autant ? Voici quelques raisons de douter…















