Les chroniques du V8 – chapitre 1 : ma nouvelle Mercedes C 63 AMG

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux (comme Twitter ou Instagram), vous êtes sans doute au courant : j’ai une nouvelle voiture. Et pas n’importe laquelle : une Mercedes C 63 AMG Break S204 ! Une auto d’enfer, avec un look (relativement) discret mais un énorme V8 6,2 litres sous son capot. Du coup, j’ai eu envie de partager avec vous ce qu’est la vie quotidienne avec un tel monstre, au fil d’une série de billets que j’intitulerai « les chroniques du V8 ». Pourquoi j’ai choisi ce modèle ? Comment ai-je sélectionné l’exemplaire sur lequel j’ai jeté mon dévolu ? Qu’est-ce que ça donne à la conduite ? Combien ça coûte à l’entretien ? Autant de questions auxquelles je vais répondre ! Par ailleurs, si vous avez d’autres interrogations, n’hésitez pas à les soumettre en commentaire : je me ferai un plaisir d’éclairer votre lanterne.

Commençons donc par le début : pourquoi ? Après neuf ans avec ma bonne vieille BMW 325ti Compact, l’heure était largement venue de changer. Cette auto m’a donné entière satisfaction, mais c’est comme tout, on finit par se lasser. Accessoirement, quand on a la chance de conduire assez fréquemment des bolides débordant de chevaux, on commence à trouver que 192 canassons, c’est un peu le minimum syndical !

À vrai dire, ça faisait un moment que l’idée de changer me trottait dans la tête, avec un cahier des charges qui s’est précisé au fil des mois. D’abord, rester en propulsion (c’est plus fun). Ensuite, avoir cinq portes (c’est plus pratique). Enfin, avoir une boîte automatique (Madame n’aime pas changer les vitesses !). Naturellement, étant habitué à BMW, j’ai commencé à étudier les M135i (sympa mais encore chères), puis les 130i (sympa aussi, mais qualité de finition moyenne et changement somme toute limité).

Dans le même temps, entre potes passionnés de bagnoles, on s’amuse régulièrement à faire des plans sur la comète en traînant sur le Bon Coin. Et quand il s’agissait d’élire le sleeper familial idéal, une auto revenait systématiquement dans la discussion : la Mercedes C 63 AMG, modèle W204 ! Tous ceux qui ont pu l’essayer gardent un souvenir ému de son fabuleux moteur M156, ce 6,2 litres atmosphérique plein partout, adorant prendre des tours et à la sonorité fabuleuse. Et si cet engin coûtait presque 100 000 € à ses débuts en 2008, il s’affiche désormais à partir de 26 000 € en occasion ! Sauf qu’entre son appétit d’ogre et des coûts d’entretien qui peuvent effrayer, difficile d’oser franchir le pas.

Mais quand même : j’étais tenté ! Je connais bien les qualités et les défauts de l’auto pour l’avoir essayée à l’époque (pour le magazine Etoiles Passion), et la C 63 AMG correspond parfaitement à mon cahier des charges. En outre, la cote est en train de se stabiliser… voire d’augmenter pour les plus beaux modèles. Alors je me suis documenté : historique du modèle, différentes déclinaisons, cotes correspondantes, points faibles à surveiller… Très vite, je resserre mes recherches à des modèles « phase 1 » (les seuls dans mon budget et – ça tombe bien – esthétiquement plus réussis à mon goût), et privilégie les modèles dotés du Pack Performance optionnel (gros freins, différentiel autobloquant, suspensions raffermies), franchement pas inutile vue la puissance.

En parcourant les annonces, je remarque aussi que les breaks sont très rares (à vue de nez, une annonce sur dix), plus rares encore que les coupés, qui sont pourtant arrivés plus tard (au moment du restylage). Renseignements pris auprès de l’importateur, ça se confirme : sur les 440 C 63 AMG vendues entre 2008 et 2014, on compte 218 berlines, 138 coupés… et seulement 84 breaks ! Mon objectif étant de minimiser la perte à la revente, je décide donc de me focaliser sur la licorne des C 63 AMG : un break Pack Performance, ni gris clair, ni blanc, ni noir. Le combo improbable, et donc le mieux à même de mieux garder sa valeur au fil du temps !

Alors je m’arme de patience et m’astreins à regarder TOUTES les annonces sortant sur le Bon Coin et la Centrale. Et puis voilà qu’un beau jour d’août, celle-ci apparaît :

La config parfaite : couleur gris tenorite (rarissime et que je trouve très belle), Pack Performance, intérieur noir, inserts en carbone, Keyless Go, toit ouvrant, origine française… Le tout avec 69 000 km au compteur pour 39 000 €. Un prix dans la fourchette haute, mais la voiture correspond exactement à mes désirs. Dès mon retour de vacances, je file la voir. Verdict : elle est (presque) parfaite ! Les jantes alliage sont légèrement marquées, le bouclier avant a été (mal) repeint et réparé mais la voiture n’a visiblement pas été accidentée, l’intérieur est comme au premier jour…

L’essai confirme ces bonnes impressions : le V8 a tous ses chevaux et n’émet pas de bruit anormal, la boîte automatique ne souffre d’aucun à-coup et le châssis est impeccable. Après négociation, le prix tombe à 36 000 €, et l’affaire est dans le sac ! Après m’être acquitté de la modique somme de 2138,76 € pour payer la carte grise (bah oui, l’État adore les voitures de 37 CV fiscaux et 326 g/km de CO2…), me voilà parti pour de nouvelles aventures avec AMG !

La suite au prochain chapitre !

A propos Vincent Desmonts 89 Articles

Je suis journaliste automobile depuis plus de quinze ans, et collabore actuellement avec Auto Plus, Motorlegend.com, l’Auto-Journal, Sport Auto Classiques…

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